Renée Gouraud d’Ablancourt,
Dieu et patrie
“ « Oui, c’est bien un Prussien, oh ! oh ! et galonné donc ! Mon général ! Seigneur Jésus ! c’est le comte Hartfeld, mon maître ! Ah ! bien, j’allais faire une belle besogne, un homme qui ne m’a jamais fait que du bien. Tout de même, c’est pas de sa faute s’il est né Prussien. » Il se pencha : « Monsieur le comte, m’entendez-vous ? aidez-vous un petit peu, je vas vous soulever, c’est moi, votre groom, Minihic. — Michelle ! » articula une faible voix. Ces mots firent sur Minihic un effet de galvanisation ; il trouva de la force, prit à bras le corps le blessé : « À moi ! » cria-t-il. ”
