Giulio Cesare Fangarezzi

Résumé

Giulio Cesare Fangarezzi Élisa de Montfort (1870)

Adieu, Elisa, reprit-il en sanglotant; nous ne nous reverrons plus que là-haut !. L'avenir te réserve encore bien des chagrins : l'abandon, la pauvreté, le veuvage, à vingt ans, avec un enfant sur les bras. Et c'est encore à moi que tu auras le droit de faire remonter la responsabilité de tous ces maux! Mais je prierai pour toi, Elisa, et pour notre fils, afin qu'il soit préservé des écueils où j'ai péri. Ah! Elisa. s'il sera riche un jour, s'il héritera de la fortune des Montfort, cela m'importe bien peu : mais qu'il soit chrétien, Elisa, qu'il soit chrétien !
Source : Gallica

Giulio Cesare Fangarezzi Élisa de Montfort (1870)

Elisa, j'ai tari dans mon cœur les sources des affections saintes; il est trop tard!
— Ne parle pas ainsi, Frédéric. Le repentir est un don de Dieu, qui l'accorde à quiconque le demande sincèrement.
Prions ensemble, Frédéric, afin qu'il nous fasse miséricorde à tous deux!
Il ne répondit rien d'abord ; mais il reprit au bout d'un instant.
— Elisa, tu vas avoir un enfant. Rappelle souvent à ce
pauvre petit quel père il eut, afin qu'il ne l'imite point.
Source : Gallica

Giulio Cesare Fangarezzi Élisa de Montfort (1870)

Sur ce visage naguère sombre et décoloré, se montrait toujours, il est vrai, la douleur, mais une douleur calme, sans amertume et sans haine, une douleur sereine comme l'espérance, tendre comme la charité.
— Dieu, nous dit-il péniblement, en s'interrompant pour respirer, Dieu a opéré un miracle dans ce cœur endurci.
Je comprenais bien la vérité des raisonnements de ma femme et de sœur Rosalie; mais l'orgueil de l'esprit résistait en moi et y étouffait le remords. Que Dieu vous récompense tous ! Je vais mourir, mais je meurs content. La vie n'a plus rien qui me retienne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature