Résumé

Mathilde Bourdon Viviane : suivie de quelques autres récits… (1877)

Adieu, Grégoire! adieu, nourrice! il est temps que je retourne au château.
Chère nourrice, merci de votre amitié. Ne pleurez pas, vous me déchirez l'âme.
Elle embrassa vivement sa nourrice, à deux reprises, et tendit la main à Grégoire; il se jeta à genoux et baisa cette belle main ; ses larmes l'inondèrent. Soyez donc plus raisonnable! dit-elle avec douceur. Venez, Mariette.
Elle disparut. Grégoire sanglotait. Mon pauvre fils! lui dit sa mère. Tu l'aimes comme ta sœur, dis?
Pourquoi ne suis-je pas noble et riche! dit-il
avec violence.
Source : Gallica

Mathilde Bourdon Viviane : suivie de quelques autres récits… (1877)

La cruelle maladie qui a failli nous l'enlever lui a ôté son prestige, et déjà le mari et la belle-mère s'en aperçoivent et le laissent voir. L'objet d'art qu'ils avaient acquis et qu'ils entouraient de soins n'a plus la même valeur ; les salons ne s'extasieront plus sur la beauté de madame Armand Faverel, et c'est dans son intérieur que viendra retentir l'écho de cette défaite mondaine. Aveugle et défigurée, notre enfant nous serait également chère, plus chère encore, mais eux! Comprenez-vous la valeur de cette scène et l'inquiétude qu'elle me laisse pour l'avenir?
Source : Gallica

Mathilde Bourdon Viviane : suivie de quelques autres récits… (1877)

Je suis bien éveillée, je ne rêve pas : c'est moi, Edmée de Saint-Yon, devenue madame Armand Faverel. Ma destinée est fixée, je porte un autre nom, j'ai accepté d'autres devoirs. Ce qu'il y a de plus clair, de plus net dans ma vie, c'est que mon mari m'aime, et je vois déjà, par tout ce qui se passe autour de moi, qu'il a fallu m'aimer beaucoup pour m'épouser, toute pauvre que je fusse. Cela me touche; je me dis : il faut aimer qui nous aime.
Source : Gallica

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