Octave Feuillet,
Le Journal d’une femme
“ Elle se dressa devant moi, l’œil en feu. — Je ne te crois pas ! s’écria-t-elle, je ne crois pas un mot de ce que tu viens de dire !... Avoue la vérité : tu es jalouse... voilà ! — Cécile... est-ce toi qui parles ? — Oui, c’est moi... et je te dis que tu es jalouse !... Comment !... voilà deux ans bientôt que tu vois le prince en tête-à-tête tous les jours ou à peu près... et cela est tout simple... et cela est parfait !... et, dès qu’il vient deux fois chez moi par hasard, tout est perdu !... Allons ! tu es jalouse, mon Dieu !... eh bien, calme-toi... je te le renverrai, ton prince ! ”
