Résumé

Joseph Teysseire "Derelictus", suivi d'autres nouvelles… (1879)

« A bientôt la mort, à bientôt la fin de tes souffrances; tout ce que tu as perdu sur la terre tu vas, dans peu, le retrouver au ciel ; ton père t'attend, ta mère t'appelle, et cet ange si pur que tu nommais ta sœur, tu vas le revoir là-haut dans la sainte auréole de sa gloire ; ne cherche plus ici-bas cette âme qui manque à ton âme ; ce que tu as pris pour elle n'était qu'un semblant trompeur qui a fui quand tu approchais ; –mais là-haut, l'ange te tend les bras, et la mort va bientôt te donner des ailes. » voilà, mon ami, ce qu'il y pour moi dans ce mot suprême de phthisie.
Source : Gallica

Joseph Teysseire "Derelictus", suivi d'autres nouvelles… (1879)

Votre place n'est plus ici, ma fille; le Seigneur vous a préparé une autre destinée ; suivez votre père, rentrez dans le monde ; là,
comme ici, une femme vertueuse, et riche comme vous de nobles sentiments, peut sanctifier sa vie en accomplissant scrupuleusement ses devoirs de fille, d'épouse et de mère. Allez mon enfant, et que Dieu vous bénisse et vous protège !
A ces mots, Laure ne se contenant plus de joie et de bonheur, sauta au cou de la vénérable dame, sans pouvoir prononcer un mot. Puis elle la quitta pour aller, en toute hâte, embrasser son père et sa belle-sœur.
Source : Gallica

Joseph Teysseire "Derelictus", suivi d'autres nouvelles… (1879)

Il est impossible que vos traits, semblables aux siens, ne cachent pas une âme pareille à la sienne ; Dieu en vous faisant aussi belle, a dû vous faire aussi bonne qu'elle ; il a dû, pour compléter son œuvre, mettre dans votre cœur les nobles et purs sentiments qui vivaient dans le sien, et peut-être aussi le germe de cette affection si douce qu'elle avait pour moi. Aimez-moi comme elle m'aimait, laissez-moi vous aimer comme je l'aimais; soyez enfin une autre sœur pour moi, soyez l'ange revenu du ciel pour habiter mon âme et la consoler!.
Source : Gallica

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