Józef Lubomirski

Résumé

Józef Lubomirski Les viveurs d'hier (1879)

Entendez-vous !.
— Dieu fera éclater mon innocence, répondit Laure, calme devant l'exaltation d'Irène.
— Dieu! comptez-y. mais les hommes ne pourront rien pour vous. Je me vengerai de mon humiliation. Quant à vous, dit-elle à Fokine et à José, voyez où vous ont mené vos exigences impossibles.
Je n'ai plus rien à ménager. Vous avez perdu tout droit de me demander de l'argent. Silence maintenant. Puisqu'il faut attendre, attendons le retour de mon mari. Voici la première fois qu'un soupçon est entré dans son âme, et c'est vous qui en
êtes la cause.
Source : Gallica

Józef Lubomirski Les viveurs d'hier (1879)

Et laissant le jeune homme très-déconcerté, elle retourna à l'arrière-boutique.
Mademoiselle Laure est bien sévère pour moi aujourd'hui, dit le jeune prince à madame Malvina.
— Que voulez-vous ! répondit l'autre en haussant les épaules, elle aime cet homme. En vérité, les jeunes filles sont folles. Voilà une enfant qui a refusé les propositions les plus brillantes, les plus honorables, pour épouser ce va-nu-pieds de don José.
Vous-même, prince Ladoff, riche à millions.
Source : Gallica

Józef Lubomirski Les viveurs d'hier (1879)

Personnel Entendez-vous, ajouta-t-il, en laissant tomber un regard sur Fokine, qui se sentit mal à l'aise.
— Jacques, je veux savoir, insista la comtesse.
- Madame, je suis votre mari, et vous devez m'obéir.
Sans vouloir l'écouter davantage, le comte de Villamejor sortit de la pièce.
— Misérable ! cria Irène en s'élançant vers Laure les yeux pleins de menace. Au lieu de profiter de ma clémence, vous avez peut-être détruit mon bonheur. Mais, quoi qu'il arrive, je me vengerai, et nulle puissance au monde ne pourra vous sauver du déshonneur. Vous êtes une voleuse ! Une voleuse!
Source : Gallica

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