Résumé

Major Fridolin,  Une Histoire de Chasse, dernière partie

“ Après lui, un avenir brillant s’ouvrait devant elle : plaisirs du monde, plaisirs du cœur, un mari de son choix, beau, aimable, elle pouvait tout rêver, prétendre à tout... Ces réflexions avaient parcouru pendant plus d’une heure, comme une lave brûlante, la tête de Marmande, et lorsque l’entrée du domestique vint l’arracher à sa solitude, son parti était pris : un juge égaré allait punir. Le comte, quittant le salon, se trouva sous le vestibule en face de Kervey, qui revenait de sa promenade nocturne. ”
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Major Fridolin,  Une Histoire de Chasse, dernière partie

“ En prononçant ces paroles avec une effrayante exaltation, le vieillard appuya sa main sur l’épaule de la baronne. Sous ce choc irrésistible, les jambes de la malheureuse plièrent, et elle tomba à genoux. Ses yeux étaient ternes et sans regard, une convulsion tétanique serrait sa mâchoire. — Ne me tuez pas encore!... Laissez-moi vivre un jour,... une heure! murmura-t-elle d’une voix sifflante. — Pas une minute.
— Grâce ! ... pitié ! ...
— Que Dieu te reçoive à merci ! dit le vieillard, qui, appuyant le canon de son fusil sur le front de l’empoisonneuse, serra du doigt la gâchette.
”
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Major Fridolin,  Une Histoire de Chasse, dernière partie

“ Chaque jour je m’étonne qu’elle me permette de manger à table en face d’elle. Quant à mon enfant, je lui fais peur, et il se garderait de moi comme du diable, si j’arrivais à lui sans bonbons dans les mains ou sans joujous dans les poches.
— Pauvre, pauvre George! répéta Kervey les larmes aux yeux.
L’émotion de son ami n’échappa point à Marmande, car il reprit avec un élan de sensibilité qui attestait toute la générosité naturelle de ce cœur malade : — Oh ! je ne t’accuse pas, pauvre cher vieil ami! Qui j’accuse, c’est la fortune, qui m’avait trop donné et qui m’a trop repris.
”
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