Résumé

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister

Malheureux Mélina, ce n’est pas dans ta profession, c’est en toi-même que sont les misères dont tu ne peux t’affranchir. Eh ! quel homme enfin, s’il embrasse sans vocation un métier, un art, un genre de vie quelconque, ne devrait pas, comme toi, trouver son état insupportable ? Celui qui est né avec un talent, et pour un talent, y trouve la couronne de sa vie. Il n’est rien au monde qui n’offre des difficultés. L’élan de l’âme, le plaisir, l’amour, nous aident seuls à surmonter les obstacles, à frayer la route, et à nous élever au-dessus de l’étroite sphère où la foule s’agite misérablement.
Source : Wikisource

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister

« Êtes-vous folle, Philine ? s’écria Wilhelm, en cherchant à se dégager ; rendre la place publique témoin de semblables caresses, que je ne mérite en aucune façon ! Laissez-moi, je ne puis rester ; je ne resterai pas.
— Et je ne te lâcherai pas, dit-elle, et je t’embrasserai ici en pleine rue, jusqu’à ce que tu m’aies promis ce que je désire. J’en mourrai de rire, poursuivit-elle : après ces familiarités, les gens croiront assurément que nous sommes de nouveaux époux, et les maris, témoins d’une scène si agréable, me vanteront à leurs femmes, comme un modèle d’ingénue et naïve tendresse. »
Source : Wikisource

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister

Quand les belles pièces brillantes roulèrent de la jolie bourse, il parut comprendre, pour la première fois, et comme par pressentiment, la valeur et la dignité de l’or, dont nous ne sommes guère touchés que dans l’âge mûr. Il fit son compte, et trouva qu’avec les avances que Mélina avait promis de lui rembourser sur-le-champ, il avait autant et même plus d’argent en caisse que le jour où Philine lui avait fait demander le premier bouquet. Il jetait un coup d’œil de satisfaction secrète sur son talent, et de léger orgueil sur le bonheur qui l’avait conduit et accompagné jusqu’alors.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature