Johann Wolfgang von Goethe,
Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister
“ Malheureux Mélina, ce n’est pas dans ta profession, c’est en toi-même que sont les misères dont tu ne peux t’affranchir. Eh ! quel homme enfin, s’il embrasse sans vocation un métier, un art, un genre de vie quelconque, ne devrait pas, comme toi, trouver son état insupportable ? Celui qui est né avec un talent, et pour un talent, y trouve la couronne de sa vie. Il n’est rien au monde qui n’offre des difficultés. L’élan de l’âme, le plaisir, l’amour, nous aident seuls à surmonter les obstacles, à frayer la route, et à nous élever au-dessus de l’étroite sphère où la foule s’agite misérablement. ”

