Théophile Dinocourt, Le serf du quinzième siècle. Tome 2 (1822)
“ Ce n'était sans doute point un dîner tel qu'en savourent nos modernes Lucullus ; mais il y avait pour faire passer celui-ci, d'ailleurs abondant et bien apprêté, un assaisonnement qui manque souvent à la table des premiers : une joie pure, un contentement du coeur à l'épreuve de tout. Ces bonnes gens avaient échappé, comme par miracle, au courroux d'un maître violent et injuste, habitué à traiter les hommes comme les plus vils animaux; ils retrouvaient dans le vieillard un maître doux, équitable, qui était plutôt un ami, un père qui les traitait avec toutes sortes d'égards. ”
