Jenny Bastide

Jenny Bastide

Le monstre (1864)

Résumé

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide,  Le monstre (1864)

“ Je ne te dis point de me venger, je te le défends même; mais fais tous tes efforts pour purifier ma mémoire du crime qui me cause la mort. Laisse croire que ceux qui me perdent furent eux-mêmes abusés. C'est seulement en ce jour, où je dois être exécutée, que j'apprends que tu es parti pour ramener avec toi les témoins de notre innocence; je sais que tu reviendras, mais il sera trop tard, et ne trouveras plus de ta chère Marie qu'un froid cadavre. Réclame-le, emporte-le avec toi dans la solitude qui fut l'heureux berceau de mon enfance. ”
Source : Gallica

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide,  Le monstre (1864)

“ Je demandai un avocat pour Marie et pour moi, et j'osai me livrer encore à l'espérance. Il me semblait impossible qu'une si odieuse inculpation pût jamais trouver croyance dans l'esprit des hommes, car elle était hors de la nature. Une mère détruire son fils ! lui arracher par un crime cette existence qu'elle lui a donnée avec tant de douleurs ! tarir dans sa source la vie qu'il a puisée dans son sein! L'humanité peut-elle bien concevoir un pareil forfait, et l'homme ose-t-il sans honte en accuser son semblable ! ”
Source : Gallica

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide,  Le monstre (1864)

“ Le comte de Mulsen, revenu dans sa patrie, me remarqua dans une de mes courses. Ma jeunesse, mon air d'innocence, quelque peu de beauté enflammèrent facilement ses sens; il me suivit longtemps sans que je m'en aperçusse; enfin il m'aborda. Hélas ! la voix de la nature n'est point une chimère, et j'eus le malheur de l'entendre. Cet homme, que je ne connaissais point, m'inspira, en le voyant, un attrait irrésistible; ce sentiment ne lui échappa point, et il crut pouvoir tout obtenir de ma faiblesse. ”
Source : Gallica

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