Jenny Bastide,
Le monstre
(1864)
“ Je ne te dis point de me venger, je te le défends même; mais fais tous tes efforts pour purifier ma mémoire du crime qui me cause la mort. Laisse croire que ceux qui me perdent furent eux-mêmes abusés. C'est seulement en ce jour, où je dois être exécutée, que j'apprends que tu es parti pour ramener avec toi les témoins de notre innocence; je sais que tu reviendras, mais il sera trop tard, et ne trouveras plus de ta chère Marie qu'un froid cadavre. Réclame-le, emporte-le avec toi dans la solitude qui fut l'heureux berceau de mon enfance. ”
