Résumé

H. Violle Justice de la féodalité, ou Un drame au Moyen-âge… (1842)

S'avouer, c'est une vertu; le crime seul est honteux. Eh quoi ! êtes-vous le seul qui n'ayez pas d'oreilles pour entendre la voix de l'infortune, êtes-vous le seul qui soyez insensible au malheur ! Marchez sur les traces de votre père, souvenezvous de ses bontés pour le peuple, rappelez-vous l'attachement du peuple pour lui. Il était aimé, soyez aimé aussi. Si l'exemple d'un père ne disait rien à votre ame, que votre gloire, que vos intérêts vous touchent. Si vous n'éloignez les maux qui menacent vos malheureux serfs, sachez qu'un orage terrible menace votre tête.
Source : Gallica

H. Violle Justice de la féodalité, ou Un drame au Moyen-âge… (1842)

Telle fut Marie, elle s'éveille, elle aperçoit le seigneur, aussitôt à sa vue elle frissonne comme le passereau sous les serres du vautour. Le seigneur employa en vain promesse et menace. La vierge était immuable, elle ne savait que répondre : — Simon, Simon, toi seul lu posséderas mon coeur. — Alors le farouche se dispose à l'oppresser, son regard se trouble, ses membres tremblent et il cherche à flétrir l'innocence. — L'honneur ou la mort, s'écria la vierge ! — Il est des plaisirs dans la barbarie comme dans la jouissance légitime que permet la nature.
Source : Gallica

H. Violle Justice de la féodalité, ou Un drame au Moyen-âge… (1842)

Etes-vous le seul qui ignoriez l'orage qui se prépare. Prévenez-le, seigneur. Si vous attendez plus long-temps, je crains bien qu'il ne soit trop tard d'employer les mesures pour le dissiper. Une vierge a été enlevée, tout le village en a été indigné, tous se préparent à marcher contre vous. Il vous reste un moyen facile de tout calmer : c'est de rendre Marie à Simon; alors on vantera votre modération, et l'on portera votre nom jusqu'aux cieux.— Quelque modérées que fussent les paroles de la châtelaine, elle n'eut pas le temps d'en dire davantage.
Source : Gallica

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