Louis de Combettes-Labourelié

Résumé

Louis de Combettes-Labourelié Légendes de nos jours (1870)

Oh! viens encore aujourd'hui t'abriter contre le coeur de ta mère ; viens, enfant chéri, confondons nos larmes : en aurons-nous assez pour pleurer notre malheur? Hélas! je ne puis, comme autrefois , apaiser ta douleur , car elle sera inconsolable et la mienne éternelle. Oublie tes rêves de bonheur : nous sommes condamnés à une tristesse sans fin. La fatalité la plus cruelle te sépare à jamais de celle que tu aimais, que tu ne dois plus aimer.
Source : Gallica

Louis de Combettes-Labourelié Légendes de nos jours (1870)

Un sentiment inconnu de douce espérance l'envahissait et l'éclairait, et ses aspirations épurées s'élevaient avec ardeur vers le ciel.
Depuis ce jour solennel, ma douleur est devenue plus douce et plus mélancolique ; mon âme tressaille quelquefois, des éclairs rapides d'espérance sillonnent ma nuit. Il me semble entendre au fond de mon coeur l'écho de sa voix frémissante qui m'appelle à l'éternel rendez-vous. O mon Dieu ! finissez mon exil; prenez-moi, avec tous ceux que j'ai aimés, dans votre sein. Changez nos larmes en joie. Confondez tous nos coeurs, dans votre amour pur et sans fin.
Source : Gallica

Louis de Combettes-Labourelié Légendes de nos jours (1870)

Son coeur battait faiblement; de sa poitrine s'exhalaient de légers soupirs : elle vivait ! Oh! alors, avec une vigueur fébrile , je l'enlaçai de mes bras ensanglantés, et comme une mère effarée emporte loin du péril son enfant tremblant, je m'enfuis vers ma demeure, chargé de mon précieux fardeau ; là, insensible à ma douleur, je cherchai à ranimer ma bien-aimée, lui prodiguant mes plus tendres caresses, et les soins les plus efficaces de mon art. Elle ouvrit enfin les yeux, et ses lèvres tremblantes prononcèrent languissamment ces mots : « Oh ! qu'il m'avait été doux de mourir avec toi! ».
Source : Gallica

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