Marcelline

Définition et enjeux

Louis de Combettes-Labourelié,  Légendes de nos jours (1870)

“ Marcelline était alanguie , défaillante; l'étranger plus sombre, plus frémissant. En prenant congé d'elle, il eut un sourire de joie qui ressemblait à un ricanement infernal. Il ne revint plus , et Marcelline , comme une fleur des champs fauchée, se pencha, se flétrit, et perdit son parfum et sa beauté.
À quelques mois de là, au milieu des sanglots des amis, des serviteurs, des paysans venus de loin et des compagnes de ses jeunes ans , on déposait dans le cimetière du village le cercueil, couvert de fleurs de la pauvre Marcelline. Elle était morte d'effroi et d'amour.
”
Source : Gallica

Louis de Combettes-Labourelié,  Légendes de nos jours (1870)

“ A partir de cette seconde visite, la pauvre Marcelline tomba dans une étrange langueur, et sa pensive tristesse , la mélancolie de ses yeux ne disparaissaient que quand le brillant docteur revenait, comme un météore, éclairer de reflets éblouissants la sombre solitude du château. Il revint, il revint souvent, et toujours Marcelline, plus fascinée et plus languissante, se ranimait à son apparition et défaillait à son départ. Son mal avait disparu sous l'habile traitement du docteur ”
Source : Gallica

Louis de Combettes-Labourelié,  Légendes de nos jours (1870)

“ La bonne mère, émue, étonnée, s'extasiait, et jetait parfois des exclamations de surprise et d'admiration. Mais Marcelline, silencieuse , palpitante d'émotion, restait suspendue aux lèvres du docteur : fascinée , haletante, la poitrine oppressée, les yeux baignés de larmes, elle suivait avec une ardeur fébrile le récit émouvant de ses périls et de ses succès ; elle semblait fatalement entraînée par le charme de sa poésie vertigineuse. ”
Source : Gallica

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