Octave Mirbeau,
Lettres de ma chaumière
“ Les jours où la mère Dugué consentait à rester à la maison, il partait, dès l’aube, avec une croûte de pain en sa besace, et jusqu’à la nuit, dans la sapaie, il rôdait, sous prétexte de ramasser du bois mort. Les années et les années passaient sur les trois événements importants de sa vie, la mort du beau-père, le départ de son fils, le mariage de sa fille, sans en effacer les souvenirs chagrinants et il continuait d’en parler avec une amertume qui, chaque jour, grandissait. « L’marquis », de plus en plus brillant, n’avait fait que deux courtes apparitions à Freulemont. ”
