Henry Murger

Henry Murger

Résumé

Portrait de Henry Murger Henry Murger Le sabot rouge (1860)

Toto , dont la gloutonnerie était égalée par la paresse , et qui passait sa vie , couché en rond , au soleil , ou dans les cendres de l' âtre , renonça subitement à ses goûts de far niente et s' accoutuma au vagabondage . Parti dès le matin , il allait on ne savait où pour ne rentrer que le soir , altéré comme le sol en temps de canicule , ou comme son maître en tout temps , portant la langue pendante , l' oreille ensanglantée , ayant l' haleine courte et sifflante , le museau terreux , le lainage de son poil poudreux , rempli de feuilles mortes , de ronces ou d' aiguilles de pin .
Source : Gallica

Portrait de Henry Murger Henry Murger Le sabot rouge (1860)

Laissée à ses propres instincts , la Lizon eût peut-être agi ainsi , mais en obéissant aux habiles conseils de son futur beau-père , elle ne devait pas tarder à reconquérir l' influence , un moment compromise , qu' elle possédait sur Isidore .
Quel que soit le milieu où elle habite , la passion reste la même partout ; elle peut , selon le caractère des individus , varier dans les nuances , mais dans le fond elle est immuable .
Source : Gallica

Portrait de Henry Murger Henry Murger Le sabot rouge (1860)

Plusieurs fois déjà , quand le chômage livrait son mari à une oisiveté forcée , la Roussotte avait vu passer sur son front l' ombre farouche des mauvaises pensées . Assis le soir devant l' âtre obscur et froid , pendant que les furies de l' hiver ébranlaient son toit maudit , le carrier avait fait souvent un sinistre appel aux malfaisants conseillers du désespoir , et sa femme devinait bien qu' il s' abandonnerait à eux , le jour où leur enfant ne pourrait plus les écarter par son souffle innocent .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature