Geai

Définition et enjeux

Victor Henrion,  Les Oiseaux et les insectes, causeries d'un instituteur avec ses élèves… (1866)

“ Il en est de même de tous les oiseaux imitateurs, comme le corbeau, la pie et même le moqueur d'Amérique, qui ne produit de beaux sons qu'en répétant la chanson qu'il a entendue.
Le geai ne nous quitte jamais. En été, il demeure dans nos forêts, et, en hiver, il se retire dans nos jardins fruitiers, ou il se nourrit de cadavres et d'œufs d'insectes.
Geai.
C'est un oiseau solitaire, mais qui a pourtant comme une sorte d'instinct de société, car il n'est pas rare, en automne, d'en voir plusieurs ensemble s'appelant mutuellement comme pour se défendre de l'approche de l'homme.
”
Source : Gallica

Bernardin de Saint-Pierre,  L'Arcadie; suivie de La pierre d'Abraham

“ Vous m’avez aussi fait observer les contrastes charmants de couleur et de forme, entre quelques oiseaux et les buissons où ils font leurs nids. Le geai, avec ses ailes piquetées d’azur, me paraît plus beau sur le chêne dont il mange les glands que sur tout autre arbre ; j’aime à voir le roitelet établir son nid dans la cavité moussue de quelque gros rocher, comme s’il craignait que les arbres et la terre n’en pussent supporter les fondements. Chaque arbre, avec ses oiseaux, ses papillons et ses mouches, est un petit monde. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Histoire de mes bêtes

“ Le pipeur arrache une troisième plume de l’aile du geai.
Le geai pousse un troisième coing !
— C’est là ! c’est là ! crient en chœur tous les oiseaux.
Et ils se précipitent en vol, par bande, par masse, sur l’arbre du pied duquel sont partis les trois coing !
Or. comme l’arbre est garni de gluaux, tout oiseau qui s’abat sur l’arbre est un oiseau pris.
Voilà pourquoi je disais à mes invités en leur présentant Vatrin : « Mesdames et messieurs, bonne nouvelle ! on a le geai. »
”
Source : Wikisource

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