“ Désormais Frida devint l’unique fée honorée dans mon sanctuaire, et l’encens ramassé sur les épicéas du jardin ne brûla plus que pour elle. Par les vitres brouillées, je contemplais les profils aigus des maisons de la ville haute ; je me disais que, par delà ces toitures, tout là-bas, près de la lisière des bois, s’élevait la demeure de Frida, et des soupirs gonflaient ma poitrine à la crainte de ne plus la revoir. Je me la représentais comme une princesse enchantée en son château et je ne pouvais me résigner à languir loin de la dame de mes pensées. ”
Lisière
Définition et enjeux
La lisière désigne l'extrémité d'une étoffe tissée, formée par les fils du weft qui retournent sur eux-mêmes pour empêcher le défilé. Ce concept, ancré dans le textile depuis le XVIe siècle, a également été abordé par des auteurs comme Narcisse-Eutrope Dionne, qui en propose une définition précise dans Le Parler populaire des Canadiens français.
Dans ses œuvres, Leconte de Lisle évoque parfois des limites naturelles ou métaphoriques, illustrant ainsi la richesse du terme. La lisière, à la fois technique et symbolique, révèle une tension entre structure et frontière, comme le montrent les textes analysés.
Citations sur la lisière
“ Le bleu du ciel s’était embruni ; sur cet azur foncé les étoiles commençaient à poindre, et Adrienne regardait vaguement leurs yeux d’or cligner entre les tiges vertes. Dans un verger, près de la lisière du bois, un rossignol se mit à chanter. Les trilles sonores, les sons filés ou tremblés, les notes détachées, jetées l’une après l’autre comme des appels voluptueux, toute cette musique des nuits de mai pénétrait avec une acuité douloureuse jusqu’au fond du cerveau de la malheureuse femme et y causait un ébranlement de plus en plus pénible. ”
Narcisse-Eutrope Dionne,
Le Parler populaire des Canadiens français
“ Laitte, n. m. et adj. Lait. Ex. Un vaisseau de laitle. Laid, laide. Ex. Cette personne est laitte à faire peur au diable. Lait veriou, n. m. Lait que donnent les vaches les premiers jours après la déli vrance. Laize, n. f. Catalogne. (Voir ce mot.) La laize est la largeur d’une étoffe entre deux lisières. ”
Charles-Marie Leconte de Lisle, Poëmes antiques (Édition nouvelle revue & considérablement augmentée… (1874)
“ Je veux Baiser le lin de tes cheveux, Presser la pourpre de tes lèvres ! L'amour, au clair soleil d'été, Avec l'alouette a chanté. V. ANNIE. La lune n'était point ternie, Le ciel était tout étoilé ; Et moi, j'allai trouver Annie Dans les sillons d'orge & de blé. Oh ! les sillons d'orge & de blé! Le coeur de ma chère maîtresse Etait étrangement troublé. Je baisai le bout de sa tresse, Dans les sillons d'orge & de blé. Oh ! les sillons d'orge & de blé ! Que sa chevelure était fine ! Qu'un baiser est vite envolé ! Je la pressai sur ma poitrine, Dans les sillons d'orge & de blé. Oh ! ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Sous le soleil qui brûle et dévore, et souvent Poussant des cris d’angoisse emportés par le vent. Dans le bois redoutable ou sous l’aride nue Les chacals discordants saluaient ma venue, Et la plainte arrachée à mon cœur soucieux Éveillait la chouette aux cris injurieux. Venu pour y dormir dans ce lieu solitaire, Aux pieds d’un pippala je m’assis sur la terre ; Et je vis une autre âme en mon âme, et mes yeux Voyaient croître sur l’onde un lotus merveilleux ; Et, du sein entrouvert de la fleur éternelle, Sortait une clarté qui m’attirait vers elle. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Et, flairant la rumeur nocturne qui fourmille, Le Col droit, l’oeil au guet, la farouche famille, Lionne et lionceaux, suit, les mufles au vent. Le père, de ses crins voilant sa tête affreuse, Hume un parfum subtil dans l’herbe et les cailloux ; Il hésite et repart, et sa queue au fouet roux Par intervalles bat ses flancs que la faim creuse. Hors du fourré, tous quatre, au faîte du coteau, Aspirant dans l’air tiède une proie incertaine, Un instant arrêtés, regardent par la plaine Que la lune revêt de son blême manteau. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Que le lait abonde en mes éclisses ! Et quand le chaud soleil dans l’herbe a rayonné, Du creux de ce rocher d’un lierre couronné, Que j’entende mugir mes bœufs et mes génisses : Tout est beau, tout est bien, il est doux d’être né ! ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Maisons, grilles, murs, rentrent dans la nuit ; Le jardin se trouble et s’évanouit. Ils s’en vont tous deux à travers la plaine, Longtemps, bien longtemps, et l’enfant, hélas ! Sent les durs cailloux meurtrir ses pieds las Et manque d’haleine. — Ô mon cher seigneur, Allah m’est témoin Que je t’aime, mais ton royaume est loin ! Arriverons-nous avant que je meure ? Mon sang coule, j’ai bien soif et bien faim ! — Une maison noire apparaît enfin. — Voici ma demeure. Mon nom est Jésus. Je suis le pêcheur Qui prend dans ses rets l’âme en sa fraîcheur. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Le sang coule, et la nappe en est rouge. — Regarde ! Hausse la face, père ! Ouvre les yeux et vois ! Je ramène l’honneur sous ton toit que Dieu garde. Père ! j’ai relustré ton nom et ton pavois, Coupé la male langue et bien fauché l’ivraie. — Le vieux dresse son front pâle et reste sans voix. Puis il crie : — Ô mon Rui, dis si la chose est vraie ! Cache la tête sous la nappe, ô mon enfant ! Elle me change en pierre avec ses yeux d’orfraie. ”
Charles-Marie Leconte de Lisle, Oeuvres de Leconte de Lisle (1929)
“ Mais ton coeur est traître et ta bouche ment ! Il a vu jaillir deux jaunes prunelles ; Un frisson de mort l'étreint brusquement. Mais ton coeur est traître et ta bouche ment ! Ma lame de cuivre à mon poing flamboie. Un frisson de mort l'étreint brusquement : Le royal Chasseur a saisi sa proie. Ma lame de cuivre à mon poing flamboie ; Nul n'aura l'amour qui m'était si cher. Le royal Chasseur a saisi sa proie ; Dix griffes d'acier lui mordent la chair. Nul n'aura l'amour qui m'était si cher, Meurs ! Un long baiser sur tes lèvres closes ! Dix griffes d'acier lui mordent la chair. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Plus vive que la chèvre ou la fière génisse, Plus blanche que le lait qui caille dans l’éclisse, Ô Galatée, ô toi dont la joue et le sein Sont fermes et luisants comme le vert raisin ! Si je viens à dormir aux cimes de ces roches, A la pointe du pied, furtive, tu m’approches ; Mais, sitôt que mon œil s’entr’ouvre, en quelques bonds, Tu m’échappes, cruelle, et fuis aux flots profonds ! Hélas ! je sais pourquoi tu ris de ma prière : Je n’ai qu’un seul sourcil sur ma large paupière, Je suis noir et velu comme un ours des forêts, Et plus haut que les pins ! ”
Alfred Grailhe, Étude sur Eugénie de Guérin (1870)
“ Elle aime mieux veiller à sa lessive, au bord du ruisseau, et l'étendre au soleil en fredonnant un cantique ou une ballade : « Il fait bon étendre du linge blanc sur » l'herbe ou de le voir flotter sur des cordes. ”
Jean Humbert, Nouveau Glossaire Genevois, tome 2…
“ Lessive. Mettre la lissive; tremper la lissive; couler la lissive. Terme suisse-roman, savoisien, franc-comtois et parisien populaire. R. lixivia. A la fin du seizième siècle on écrivait encore avec un x, lexive.LISSU, s. m. Lessive, eau de cendres, eau détersive, rendue telle par la cendre ou par la soude. Du lissu sec. La couleuse, avant les chaudes, lave dans le lissu les ustensiles de cuisine les plus communs. Terme suisse-roman. En Savoie, à Lyon et en Dauphiné, on dit: Lissieu; en Provence, lissiou; en Franche-Comté et dans le Berry, lessu; à Bordeaux, lessif. R. lat. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ À toi la chair des bœufs ou la chair des bouviers ! Le vent a consumé leurs feux de ronce sèche ; Ta narine s’emplit d’une odeur vive et fraîche, Ton ventre bat, la faim hérisse tes cheveux, Et tu plonges dans l’ombre en quelques bonds nerveux. ”
Charles-Marie Leconte de Lisle, Poèmes barbares (Édition définitive… (1889)
“ Elles allaient, dardant leurs prunelles superbes, Les seins droits, le col haut, dans la sérénité Terrible de la force et de la liberté, Et posant tour à tour dans la ronce et les herbes Leurs pieds fermes et blancs avec tranquillité. Le vent respectueux, parmi leurs tresses sombres, Sur leur nuque de marbre errait en frémissant, Tandis que les parois des rocs couleur de sang, Comme de grands miroirs suspendus dans les ombres, De la pourpre du soir baignaient leur dos puissant. ”
Marie Pape-Carpantier,
Enseignement par les yeux. Zoologie des salles d'asile et des écoles élémentaires…
(1904-1911)
“ À présent que nous avons de vastes étables, avec des fenêtres qu'on ouvre pour y faire circuler l'air, et qu'on ne laisse plus pourrir la litière sous les bêtes, nos vaches sont magnifiques, elles ne sont jamais malades et donnent beaucoup plus de lait. — Qu'est-ce que c'est que ça, la litière ? demanda Georges. — C'est le lit de paille ou de jonc qu'on met sous les animaux pour qu'ils s'y couchent. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Maintenant leur poil fauve est propice au repos, Plus que la toison blanche arrachée aux troupeaux. Et-toi, fils de Thétis, enfant au pied agile, Verse l’onde qui fume en cette urne d’argile, Et de mon hôte illustre, aux accents inspirés, D’une pieuse main lave les pieds sacrés. — Il dit, et le jeune homme, à sa voix vénérée, Saisit l’urne, d’acanthe et de lierre entourée. Une eau pure et brûlante y coule ; et, gracieux, Il s’approche d’Orphée aux chants harmonieux : — Ô Roi ! mortel issu d’une race divine, Permets que je te serve. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ J’ai préparé moi-même au sein des vastes eaux, Ta couche de cristal qu’ombragent des roseaux ; Et les fleuves marins aux bleuâtres haleines, Baigneront tes pieds blancs de leurs urnes trop pleines. Ô disciple de Pan, pasteur aux blonds cheveux, Sur quels destins plus beaux se sont portés tes vœux ? Souviens-toi qu’un dieu sombre, inexorable, agile, Desséchera ton corps comme une fleur fragile... Et tu le supplieras, et tes pleurs seront vains. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Viens, nous consolerons tes tristesses naïves, Et nous te bercerons sur nos genoux polis. MOLIS Reste, enfant ! ne vas plus sur les mers vagabondes : Éole outragerait ta sereine blancheur. Viens, rouge de baisers, dans nos grottes profondes, Puiser l’amour et la fraîcheur. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Que votre mal, auprès de mes maux, est léger ! Ne dormirai-je point sous un sol étranger, Exilée à jamais de nos plages Norraines ? N’ai-je point vu mes fils, ivres des hautes mers, Tendre la voile pleine au souffle âpre des brises ? Ils ne reviendront plus baiser mes tresses grises : Mes enfants sont couchés dans les limons amers ! Ô femmes ! aujourd’hui que je suis vieille et seule, Que l’angoisse a brisé mon cœur, courbé mon dos, Je ne verrai jamais la moelle de mes os, Mes petits-fils sourire à leur mourante aïeule ! — Elle se tait. ”
L Frétille, Secondes Leçons de lecture... par L. Frétille… (1850)
“ L'eau qui a passe ainsi sur les cendres s'appelle Lessive. Nettoyer le linge comme il vient d'être dit, c'est faire la lessive. On dit encore , dans certains pays , Faire la buée pour Faire la lessive. On met quelquefois dans la lessive un chapelet de racines d'iris coupées par morceaux. Cette racine communique au linge une odeur de violette assez prononcée. Le lieu où se fait la lessive se nomme Buanderie. Les femmes chargées de faire la lessive sont des buandières. On savonne le linge, on le lave, quand il est lessivé. La laveuse se sert d'un battoir. ”
Jean Humbert, Nouveau Glossaire Genevois, tome 2…
“ Il se dit spécialement du linge taché par les cendres de la lessive. Notre linge est bien savaté. En Lorraine on dit d'un mauvais ouvrage: C'est de la savate.SAVATURE, s. f. Saleté causée par les cendres qui ont filtré avec le lissu dans le linge. Ces draps sont pleins de savature.SAVIGNON, s. m. Cornouiller sanguin, arbre d'un bois très-dur. 175 SAVOIR, v. a. Nous disons proverbialement, pour nous excuser d'ignorer une chose survenue à notre insu: Qui ne sait rien ne sait guère. ”
J.-B. Natali, "Parmi le thym et la rosée." Chez les bergers de Cuscio… (1934)
“ Nous couchons dans un lit , nous , entre des draps qui fleurent bon la lessive fraîche ; notre linge de corps , dans sa rudesse , dans sa pauvreté est toujours décent , parce que toujours propre . Nous n' avons pas , dites -vous , de baignoire . Connaissez -vous beaucoup de paysans qui en aient , et d' artisans ... enfin , de petites gens comme nous ? qui , elles , n' ont pas – comme nous – tout près : ici , le fiummu et ses bondissantes eaux sans souillures , là-bas , la mer et sa vaste nappe où toute souillure s' anéantit . ”
Clair Tisseur , Le Littré de la Grand'Côte
“ RINCER, v. a. — Molard et Humbert ne veulent pas qu’on dise Rincer du linge, mais l’aiguayer, ce que nulle oreille de chrétien ne saurait entendre. Mais la prétendue incorrection d’hier est la correction d’aujourd’hui. Littré et l’Académie donnent en exemple Rincer du linge. RINGOLÉE, s. f. — Une belle flambée, un feu clair. Avè ce gel une ringolée fait du bien ! — Du vieux franç. Se rigoler, voltiger. Dans un vers de Guiart, rigoler s’applique à la flamme. RINGUE, s. f. — Se dit de toute personne maladive, chétive. Prends surtout garde de ne pas te marier avec une rinque ! ”
Alain-René Lesage,
Histoire de Gil Blas de Santillane
“ Reprenez, me dirent-ils, le chemin de Lirias, et demeurez-y tranquille jusqu’à ce que vous entendiez parler de nous. Ne faites point de préparatifs pour vos noces ; c’est un soin dont nous nous chargeons. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Ainsi qu’un blond trésor amasse dans la plaine. Ils sont tous là sanglants, vierges, jeunes guerriers, La tête ceinte encor de myrte ou de lauriers ; Belles et beaux, couchés dans leur blanche khlamyde Que le sang par endroits teint de sa pourpre humide. L’une garde en tombant le sourire amoureux Dont ses lèvres brillaient en des jours plus heureux ; L’autre, calme, et dormant dans sa pose amollie, Couvre de ses cheveux son jeune flanc qui plie... ”
Gustave Droz,
Monsieur, madame et bébé (75e éd…
(1875)
“ Son lit est humide des sueurs de la fièvre; ses lèvres se décolorent. Les narines de son petit nez aminci et desséché se soulèvent et s'affaissent. Sa bouche reste grande ouverte. C'est elle pourtant, cette pauvre bouche rose qui riait si joyeusement, ce sont là les deux lèvres qui s'appliquaient contre les vôtres. et toutes les joies, les éclats de rire, les folies, les bavardages sans fin, tous les bonheurs passés se pressent dans votre esprit au bruit de cette respiration haletante, tandis que de grosses larmes chaudes tombent lentement de vos veux. ”
Mme A J T Pinet, Les promenades du jeudi, ou Les visites à la ferme (1865)
“ Chez nous il est d'usage de faire la lessive deux fois par année seulement, et d'aucuns, en attendant, ont la fâcheuse habitude de jeter le linge sale dans des coffres, ou de l'empiler au grenier sur des cordes. ”
Sébastien Peytel,
Physiologie de la poire (2e éd…
(1832)
“ Lésine à la peau tannée, à la queue longue, à la chair âpre, au jus aigre, au coeur pierreux, à la tête dure, aux abords cassans; — Lésine qui pousses vite, Lésine qui montes haut, Lésine qui viens à bien; Lésine qu'on greffe sur Epargne, Epargne qu'on greffe sur Martin-sec ! ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ D’un point de l’horizon, comme des masses brunes, Ils viennent, soulevant la poussière, et l’on voit, Pour ne point dévier du chemin le plus droit, Sous leur pied large et sûr crouler au loin les dunes. Celui qui tient la tête est un vieux chef. ”
De la vie à la mort/Texte entier
“ Un domestique porte une chemise huit jours et change les draps de son lit tous les deux mois. La lessive générale de la fin de l’été est une sorte de fête à la ferme. En raison de la quantité considérable de linge, il faut un grand nombre de femmes pour le laver ; aussi, plusieurs familles se réunissent-elles pour faire le travail en commun. On mange chez celle pour laquelle on travaille, et quand le linge est sec et rentré, il y a un repas plus copieux que les autres, à la fin duquel on chante la chanson de « La Lessive. » C’est un plaisir, ma brunette, C’est un plaisir que l’amour ! ”
Paul Lintier,
Ma pièce
(1916)
“ Un lambeau de chair et de peau alezane a jailli jusqu’au haut d’un talus. L’entonnoir, où se sont répandus les intestins, rougeâtres dans du sang qui achève de noircir au soleil, exhale une odeur de chair vive, de digestion et de fiente, écœurante à vomir. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ Communiez souvent, Philothée, et le plus souvent que vous pourrez, avec l’avis de votre père spirituel ; et croyez-moi, les lièvres deviennent blancs parmi nos montagnes en hiver parce qu’ils ne voient ni mangent que la neige, et à force d’adorer et manger la beauté, la bonté et la pureté même en ce divin Sacrement, vous deviendrez toute belle, toute bonne et toute pure. ”
Georges Blois, Un bénédictin au XVIe siècle : Louis de Blois (1875)
“ L'ABBÉ DE LIESSIES ASSISTE A UN SYNODE DE LA PROVINCE DE CAMBRAY. — SA MALADIE. — SA MORT. f « Et quand il vit Liessies en perfection, envie « le prit d'aller en Paradis. Un jour, voiant ses « bastiments, il hurta contre une pièce de bois et » se bleça assez légèrement; cet accident lui « causa la fièvre et la fièvre le minant trois mois « durant, enfin le conduisit au trépas. Le discours « qu'il fit à ses frères, la disposition de son cœur, « les advis qu'il donna, sont choses dignes de ne « pas mourir. » ”
