Résumé

Julie Gouraud Mémoires d'un petit garçon (6e éd… (1876)

Papa ne nous trompe jamais. Je t'avoue qu'un baby ouvrant et fermantles yeux, tirant la langue surtout, m'eût rendue folle de joie; mais je ne veux plus y penser. Je vais penser à Pierre Leroy et à sa petite fille. Il faut que tu penses à eux aussi, alors nous serons contents tous les deux.
MOI.
Ma sœur!
MARGUERITE.
Mon frère !
MOI.
Je crois que les petites filles valent mieux que les petits garçons. Et toi?
MARGUERITE.
Je ne sais pas, Henri. Nous le demanderons à maman.
Et sans nous être rien dit, nous nous sommes embrassés.
Un monsieur nous vit et s'écria: Oh! les gentils enfants!
Source : Gallica

Julie Gouraud Mémoires d'un petit garçon (6e éd… (1864)

Robert nous aperçut, et bientôt il était près de nous : « Jouons, jouons; à quoi veux-tu jouer, Louis?
— A ce que tu voudras.
- Et toi, Henri?
- Au ballon, j'en ai un superbe.
- Oh! c'est ennuyeux!
- Aux barres, dis-je en apercevant Marguerite à la fenêtre, ma sœur pourra jouer avec nous.
— Ah ! moi, je n'aime pas à jouer avec les petites filles; il leur arrive toujours des accidents, et puis on est grondé. »
Cependant Marguerite fut de la partie. J'eus soin de la garder près de moi tout en courant, de sortr qu'il ne lui arriva rien.
Source : Gallica

Julie Gouraud Mémoires d'un petit garçon (6e éd… (1864)

« Quel bonheur ! s'écria Nono en sautant par-dessus un banc. On s'amuse joliment au collège ! on se lève au tambour, on déjeune et on dîne au tambour; on marche en rang et l'on fait du bruit avec ses pieds ; on joue, on se bat ! »
Et Nono remnlit l'air de ses cris.
« On voit sa maman au parloir, ajouta Paul, on sort, et à la fin de l'année on a des prix. »
Malgré le discours de Paul, moi qui désire toujours que le temps aille vite, j'aurais voulu le faire aller au pas. Mais il n'écoute personne et le jour du départ de papa arriva tranquillement sans s'inquiéter du chagrin de tout le monde.
Source : Gallica

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