Résumé

Victorine Monniot Le journal de Marguerite, ou Les deux années préparatoires à la première communion… (1878)

Quand saurons-nous si papa est arrivé heureusement? Je prie pour lui, soir et matin ; et maman et Mademoiselle aussi, Berthe et Stéphanie, et Marie et Jeanne, de même; il faut espérer que toutes ces prières lui porteront bonheur.
L'église de Saint-Denis n'est pas belle et ne ressemble pas du tout à celles de Paris ; cela n'empêche pas que je ne l'aime et que je ne sois heureuse, quand j'y vais, puisque le bon Dieu y est et que c'est lui qu'on y cherche. D'ailleurs, c'est très-étonnant, mais c'est vrai : il ne me semble plus, là, que je sois loin de la France, de tous nos amis et de papa
Source : Gallica

Victorine Monniot Le journal de Marguerite, ou Les deux années préparatoires à la première communion… (1878)

Car, devant le bon Dieu, il ne doit pas y avoir de différence pour cela plus que pour le reste. — Tu as raison ; nous l'aimons toutes deux : nous avons le même âge. N'est-ce pas, ma sœur Marguerite, que tu sens maintenant que tu peux tout lui sacrifier? — Oui, Marie, tout; mais il est si bon qu'il ne veut pas trop affliger. — Le bonheur qu'il promet est là-haut, tu le sais ; et c'est celui-là que nous devons attendre. - Eh bien! Marie, demande-le pour moi. — Non, tu as une mère et tu dois désirer de vivre pour elle. — Marie, elle est la tienne aussi ! — Oui, ma sœur, et je la chéris.
Source : Gallica

Victorine Monniot Le journal de Marguerite, ou Les deux années préparatoires à la première communion… (1878)

Mais je ne craindrai pas la mort non plus, je tâcherai de m'y préparer, en y pensant souvent au pied du crucifix de Marie; car c'est cette pensée de la mort qui a rendu ma sœur chérie un ange et une sainte. — Surtout, je m'oublierai moi-même pour m'occuper un peu plus des autres et pour m'efforcer de les rendre heureux, en commençant par ma bonne mère, que j'aime au-dessus de tout et dont je dois devenir la compagne et l'amie, quoiqu'elle garde sa Caroline. Nous nous arrangerons toujours très-bien, nous trois, puisque voilà déjà cette chère Caroline qui me traite comme si j'étais sa sœur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature