Résumé

Madame C. G. Historiettes pour mes petits amis (1851)

Est-ce que les enfants peuvent apprendre d'eux-mêmes à aimer et à prier Dieu?
- Non, mon fils; car l'enfant est l'ignorance même; son intelligence se développe comme le bouton, qui ne s'épanouit que peu à peu. Mais si la fleur, qui tient de Dieu sa vie et son doux parfum, a, pour l'aider dans sa croissance , la chaleur du soleil, de même l'enfant, cette fleur chérie de Dieu, a la tendresse et l'expérience de son père et de sa mère pour éclairer sa raison naissante.
Source : Gallica

Madame C. G. Historiettes pour mes petits amis (1851)

En définitive, Emma avait perdu la beauté du visage, elle cherchait à la remplacer par celle de l'âme ; et l'échange était tout à son avantage.
En la voyant si vive et si enjouée, sa mère lui dit un jour : « Tu n'as plus de chagrin, n'est-ce pas, ma chère enfant?
- Oh ! non , maman, répondit aussitôt la petite fille avec un gracieux sourire ; car si je suis laide, j'aime le bon Dieu de tout
mon cœur, et si je fusse restée jolie, je ne l'aurais peut-être pas aimé ! »
Source : Gallica

Madame C. G. Historiettes pour mes petits amis (1851)

Emportée par la colère, elle lui montra le poing, comme eût pu faire une petite insensée; puis elle se roula par terre en pleurant à chaudes larmes.
Ni les caresses de sa mère, ni ses tendres exhortations, ni même ses prières et ses pleurs n'eurent le pouvoir de consoler la malheureuse enfant, blessée au vif dans son orgueil.
« Être laide ! s'écriait-elle presque avec fureur; moi, être laide!
je ne le veux pas. J'aime mieux mourir. »
Détestable souhait, chers lecteurs , et que Dieu eût sans doute
encore puni s'il n'avait eu pitié de l'enfant égaré qu'il aimait malgré tout.
Source : Gallica

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