Ernest Dubedout

Résumé

Ernest Dubedout Marcel Escande, 1878-1891 (1891)

Marcel, cœur délicat, ne les oublia jamais. Cette pensée mûrit sa jeune raison. Très souvent, il exprime le désir de soulager son père, un jour. En attendant, travailler ferme et redoubler de tendresse, c'est sa manière à lui de prouver sa reconnaissance.
« Comment va papa, chère maman ? Dites-lui de ne pas se fatiguer; car, je comprends bien la peine qu'il se donne pour gagner un peu d'argent, et je vais, dès aujourd'hui, me mettre sérieusement à l'étude, pour devenir un homme, oui, un homme ! »
Source : Gallica

Ernest Dubedout Marcel Escande, 1878-1891 (1891)

Malgré sa vivacité native, on le voyait, pendant l'étude, à son bureau, calme et appliqué.
- Le silence, bien dur aux écoliers,Marcel le gardait avec scrupule. Enfin, il était pieux, simplement. Durant la prière, bras croisés, les yeux fixés sur le Père, il répondait toujours d'une façon distincte. A la chapelle, son regard ne quittait guère l'autel ; ou bien, il chantait, lisait dans l'eucologe, récitait dévotement le chapelet. Le visage si ouvert laissait voir la candeur d'une âme pure. Aussi, le cher enfant m'a-t-il inspiré toujours beaucoup d'intérêt.
Source : Gallica

Ernest Dubedout Marcel Escande, 1878-1891 (1891)

Sur ses lèvres passent les noms de ses condisciples. Tout à coup le visage se colore, Marcel a un geste indigné.
Non, je ne veux pas m'amuser avec toi ; tu n'es qu'un polisson.
Bientôt, les traits s'apaisent ; il sourit tristement : Pas moi, aujourd'hui ; je suis trop malade pour servir la messe ; - plus tard.
Vers minuit, le délire cesse ; mais la sueur inonde le visage de Marcel. Anxieuse, Mme Monmayou interroge son regard plus brillant. Elle soutient le petit corps dans ses bras, et l'enfant laisse retomber la tète sur l'épaule de sa tante.
Source : Gallica

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