Résumé

Notice sur Rene Doreau, élève de l'école libre de Saint Joseph de Poitiers (1866)

Ma pauvre mère tenait la main appuyée fortement sur le cœur de son enfant pour empêcher le sang de s'échapper, mais le sang bouillonnait sous sa main et, inondait ses vêtements. Un éclair de l'affreuse vérité lui traversa l'esprit; elle saisit le bras de René et ne sentit plus battre le pouls, elle remonta jusqu'au coude et ne sentit rien encore. Bientôt la chambre se remplit de monde ; on entraîna ma mère.
Source : Gallica

Notice sur Rene Doreau, élève de l'école libre de Saint Joseph de Poitiers (1866)

De pure joie et de prière, Nous les devons à votre cœur.
Béni soit donc cet ange tutélaire Qui, pour protéger les enfants , Sur le chemin leur donne un père; Qui sait, dans la rude carrière, Affermir leurs pas chancelants.
Mais reprenons notre récit, ou plutôt arrêtons-nous ; laissons à la sœur de René le soin de nous dévoiler les secrets de cette belle âme , nous raconter sa dernière année, et le cruel malheur qui nous l'a ravie.
Source : Gallica

Notice sur Rene Doreau, élève de l'école libre de Saint Joseph de Poitiers (1866)

El tu t'avances sans compagne, Seule tu fleuris dans les bois; Tu n'as pour répondre à ta voix Aucune sœur dans la campagne.
Tu n'as que des jours sans soleil Et des nuits où souffle la bise.
Jamais le parfum de la brise Ne vient enivrer ton réveil.
Oh ! pourtant, charmante fleurette Il songe à toi, le voyageur, Lorsqu'il passe triste et rêveur ; Quand tu tombes, il te regrette.
Le sauvage enfant du hameau Aime presque autant ton haleine
Que l'odeur de l'épaisse laine Que répand au loin son troupeau.
Source : Gallica

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