Résumé

Joseph-Napoléon Morellet Les Deux Henry, causeries littéraires insérées au "Glaneur du Haut-Rhin"… (1866)

Pour être aimé des enfants, il faut leur plaire, et comment leur plaire sans la bonté. Les cœurs, dit Bossuet, sont à ce prix. Si vous voulez attirer, ne repoussez pas ; si vous voulez qu'on vous écoute, intéressez. La science et l'esprit ne suffisent point pour l'enseignement, il faut y joindre le cœur, et sans le cœur il n'y a ni habileté ni succès possible en fait d'éducation.
M. Henry le savait d'instinct : il aimait la jeunesse et s'en faisait aimer. Il n'en avait que plus de
succès avec ses élèves.
Source : Gallica

Joseph-Napoléon Morellet Les Deux Henry, causeries littéraires insérées au "Glaneur du Haut-Rhin"… (1866)

A vrai dire, c'était l'homme du devoir. — L'homme du devoir! repris-je étonné. — Oui, l'homme du devoir, répéta l'ami; il pensait qu'ici-bas l'homme a plus à faire qu'à jouir de la vie, et en bien des circonstances , il a porté ses devoirs de fils , de frère et de professeur jusqu'au sacrifice. C'était un grand cœur. — Oui, repris-je, un grand cœur et un poète distingué, auquel il n'a manqué, pour devenir célèbre, qu'un peu d'assurance elle temps.
Avec le temps, il aurait tout revu, tout corrigé, tout
achevé
Source : Gallica

Joseph-Napoléon Morellet Les Deux Henry, causeries littéraires insérées au "Glaneur du Haut-Rhin"… (1866)

Le danseur intrépide ne figure pas avec moins d'éclat dans les vers du poète.
De Bouyn dans un bal menait le cotillon , Comme à la charge il mène un poudreux bataillon; Bouyn au corps bien fait, à la mâle prestance, Nous rappelle ces preux d'héroïque vaillance, En tout lieu défendant avec la même ardeur De leur Dame et du Roi le chatouilleux honneur.
Le poète aime à voir l'éclat et les gais mouvements des fêtes hivernales, et ses yeux se reposent avec plaisir sur la jeunesse qui les pare et les anime ; mais au bal ne fait-on que danser?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature