Adrien Chabot, Revue des Deux Mondes
“ Comme un fumeur d’opium, il sent qu’il va mourir ; ne le dérangez pas, son rêve parfumé vaut mieux que la vie. Vivre au sein de celle qu’on aime, mourir d’ivresse et rester enfoui dans son cœur, n’est-ce pas l’image de la félicité sur la terre ? Marengo Rousselin vivait ainsi dans l’ombre de celle qu’il aimait ; les momens qu’il passait près d’elle suffisaient à sa joie de chaque jour, et le bonheur intime qu’il emportait en la quittant durait en lui jusqu’à l’heure de la revoir, comme en sortant d’une chambre chaude, on garde la chaleur. ”
