Jean-Alexandre Havard

Résumé

Jean-Alexandre Havard Les mystères du collège

« Mon frère, dit la jeune Estelle, m’a promis qu’il serait bien sage, bien soumis, bien raisonnable, afin de n’être jamais en retenue quand j’irai le voir. »
Édouard, d’un air bon et malicieux à la fois, regardait sa sœur en souriant et semblait lui dire : C’est vrai, j’ai promis ; mais...
La société s’en va et l’on se couche. Ah ! c’est alors que toutes les réflexions arrivent.
Édouard se dit : Ah ! mon bon lit, si je pouvais l’emporter !... mon bon oreiller... et mon édredon !... Dieu ! comme le maître d’études, le pion, le regarderait avec des yeux jaloux !...
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Jean-Alexandre Havard Les mystères du collège

« Ah ! monsieur, monsieur, s’écrie un élève, voyez, voyez donc, une, deux, trois souris mortes dans votre lit. — Oh ! ce chat n’avait pas de mauvaises intentions, il sait à quoi la nature l’a destiné, et il est venu faire son métier. — Vous, taisez-vous... Vous n’êtes pas content... Mille vers pour demain. — Que j’écrirai comme un chat en souvenir de ce qui vient de se passer. — Messieurs, dit le pion, il faut maintenant que je sache... » Mais personne ne dit mot : il n’y a pas de secrets mieux tenus que ceux du collége.
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Jean-Alexandre Havard Les mystères du collège

Oui, c’est au milieu de ce bruit qu’une partie de dames se fait aussi bien qu’une partie d’échecs au café de la Régence.
Et la main chaude ! Ah ! ce jeu-là n’est pas celui, tant s’en faut, que l’on préfère le moins dans les mauvais temps. C’est à qui y déploiera le plus de malice, c’est à qui y mettra le plus de ruse pour ne pas se faire deviner. Une fois on touchera à peine la main de celui qui fait ce qu’on appelle la main chaude, et s’il ne devine pas, pour le dérouter un collégien prend son soulier et lui en donne un vigoureux coup dans la main.
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