Jean-Alexandre Havard, Les mystères du collège
“ « Mon frère, dit la jeune Estelle, m’a promis qu’il serait bien sage, bien soumis, bien raisonnable, afin de n’être jamais en retenue quand j’irai le voir. » Édouard, d’un air bon et malicieux à la fois, regardait sa sœur en souriant et semblait lui dire : C’est vrai, j’ai promis ; mais... La société s’en va et l’on se couche. Ah ! c’est alors que toutes les réflexions arrivent. Édouard se dit : Ah ! mon bon lit, si je pouvais l’emporter !... mon bon oreiller... et mon édredon !... Dieu ! comme le maître d’études, le pion, le regarderait avec des yeux jaloux !... ”
