Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury Les souffrances du professeur Delteil (1857)

Je vous en prie, disait Sophie, soyez aimable avec M. Delteil, c'est un brave homme.
Bah! vous donnez vos qualités à tout le inonde; vous ne le connaissez pas, il arrive d'hier et vous vous jetez à sa tête.
On voit sur sa figure combien il est bon.
Un étranger! s'écria M. Triballet.
Eh bien, je l'aime ainsi.
Alors je m'en vais, dit le docteur.
Comment, s'écria Sophie, vous nous quittez! Ma canne, mon chapeau; où est ma canne? disait M. Triballet en furetant dans tous les coins de la salle à manger.
Ah monsieur Triballet, c'est mal.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Les souffrances du professeur Delteil (1857)

Sophie Carillon aimait'la tranquillité de cette promenade; et comme M. 'Triballet ne soignait pas de malades, il pouvait passer auprès du cimetière sans remords. Il donnait le bras à l'aînée des marchandes de modes, et Berthe courait devant, s'amusant comme une enfant et poussant la malice jusqu'à regarder sous le nez des amoureux qui se croyaient bien enveloppés par la nuit. A l'aide de Berthe, les demoiselles Carillon savaient tout ce qui se passait d'intéressant dans la jeunesse de la ville. Ne fréquentant personne, elles trouvaient ainsi une faible distraction à la monotonie de leur vie
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Les souffrances du professeur Delteil (1857)

Ce n'est pas ma faute, dit Bineau, si le poêle a fumé.
Malheureux! s'écria M. Delteil, au lieu de vous
repentir et d'avouer votre crime, vous osez unir le mensonge à la perfidie
Pourquoi le poêle fumait-il? demanda Bineau. Et pourquoi ne fume-t-il plus? dit le professeur. Je n'en sais rien, dit Bineau; mais je ne peux pas souffrir le froid, et il m'a bien fallu me réchauffer. Vous avez osé me proposer de battre la semelle, effronté! à moi, à un homme de mon âge! cela est bon pour des polissons de votre espèce.
Source : Gallica

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