Francisque Sarcey,
Souvenirs de jeunesse
(1885)
“ LE LYCÉE DE GRENOBLE Me voilà donc à Grenoble. Il était écrit dans le livre des destins que je n'y devais rester que trois ans. Mais je m'y installai avec la paisible et joyeuse assurance d'un homme qui, a près bien des traverses et des tempêtes, croit avoir enfin trouvé le port. J'avais dit adieu à toute pensée d'ambition, et ne sentais en moi d'autre désir que d'attendre, en faisant de mon mieux la classe qui m'était confiée, l'heure de cette retraite qui avait toujours été le rêve de mon père. L'homme, à chaque étape de sa vie, s'imagine toujours être arrivé au but. ”
