Pierre-Paul Brucker

Résumé

Pierre-Paul Brucker En Pénitence chez les Jésuites… (1910)

Ce sera pour moi un sacrifice assez rude, je l’avoue. Mais le jésuite est le voyageur du bon Dieu : sa vocation l’oblige, selon le mot de certain brave Père, à avoir toujours un pied levé et l’autre... en l’air.
Je garderai votre souvenir, mon cher Paul, surtout dans mes prières, et serai heureux d’apprendre que vous serez pour votre futur professeur de Philosophie, le Père X., ce que vous avez été pour moi, un élève modèle. Et si, quelque jour, nous nous rencontrons sur l’un des mille sentiers qui se croisent dans la vie, je veux espérer que vous en éprouverez autant de plaisir que moi-même.
Source : Gutenberg

Pierre-Paul Brucker En Pénitence chez les Jésuites… (1910)

Ailleurs, hélas ! quand la foi n’est pas morte, ce n’est plus la rude foi de nos pères : c’est une foi moderne, rabotée, atténuée, assouplie, si souple qu’elle se plie à toutes sortes de faiblesses et de caprices, si peu résistante qu’il suffit des rêveries du premier prétendu savant, Darwin, Renan ou Loisy, pour la faire chanceler. On ne connaît plus la foi, et on la pratique comme on la connaît. Nombre de soi-disant chrétiens réduisent la religion à certains actes extérieurs de piété, réduits eux-mêmes au strict minimum de la communion pascale et de la messe dominicale de l’après-midi.
Source : Gutenberg

Pierre-Paul Brucker En Pénitence chez les Jésuites… (1910)

Vous en souffrez vous-même. Oh ! ne dites pas non : quand on a le cœur aussi profondément bon que vous l’avez, on ne fait pas souffrir les êtres qu’on aime le plus au monde sans souffrir soi-même.
Je suis dans la vérité, n’est-ce pas ? Eh bien, mon cher et bon père, si vous pensez que je mérite une récompense des efforts que j’ai essayés, depuis près d’un an, pour vous faire honneur et plaisir, je n’en veux pas d’autre que votre retour à Dieu et à la pratique de vos devoirs religieux.
Source : Gutenberg

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