Résumé

Collège Stanislas Le Collège Stanislas : notice historique… (1881)

Ce qu'ils redoutent par-dessus tout, c'est de voir l'esprit de famille, qui n'est rien moins que la vie propre de la famille, s'altérer et s'éteindre dans l'esprit de collège ; ils se promettent de mieux conserver la belle innocence de leurs enfants, si chaque jour ils peuvent interroger leur cœur et leurs yeux: ils regardent comme un élément très important d'éducation, ce vernis de politesse, ce ton de bonne compagnie, cette tenue propre et modeste qui règne à leur foyer domestique, qu'ils ont héritée de leurs aïeux et qu'ils veulent transmettre à leurs descendants.
Source : Gallica

Collège Stanislas Le Collège Stanislas : notice historique… (1881)

« L'incapacité ou la médiocrité, disait M. Liautard, est à la science ce que la misère est à la richesse. Et, comme l'on doit soulager la misère par son superflu, de même les professeurs reconnaîtront qu'il convient de diminuer, par quelques soins particuliers, l'indigence morale et la désolante nullité des talents (1) . »
Les élèves faibles n'étaient donc pas condamnés à subir, de la part du professeur, ce dédain qui anéantit toutes les facultés morales d'un jeune homme, et qui finit par éteindre en lui toute émulation, tout noble sentiment.
Source : Gallica

Collège Stanislas Le Collège Stanislas : notice historique… (1881)

« Plus facilement qu'aucun autre homme, dirat-il plus tard, le prêtre peut mêler sa vie à celle des enfants ; moins que tout autre il compromettra dans cette familiarité le respect et l'autorité du maître ; de lui moins que de tout autre, on craindra les erreurs et la faiblesse qui perdent au lieu de sauver ; lui, plus que tous les autres, aura un cœur assez sensible pour assez aimer, et assez libre pour ne pas trop aimer (1) . ».
Et voilà pourquoi M. Lalanne se fit prêtre, plus encore, religieux dans une congrégation vouée à l'éducation et à l'enseignement.
Source : Gallica

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