Résumé

Adolphe Morillon,  Souvenirs de Saint-Nicolas, ou L'éducation au petit séminaire de Paris sous la direction de M. l'abbé Dupanloup… (1859)

“ C'est une histoire bien simple, l'histoire tout intérieure des agitations de l'âme d'un de nos anciens condisciples. Beaucoup d'entre nous peut-être pourraient raconter quelque chose de semblable.
Il était entré tout jeune enfant dans la maison dont je vous dis les souvenirs. Sa mère, très-pieuse, l'avait préparé par ses enseignements à cette douce et sainte éducation. Il lui apporta son âme tout entière ; car il était trop jeune, et trop de vigilance avait entouré ses premiers pas dans la vie, pour que quelque chose d'étranger ait pu prendre place dans son cœur.
”
Source : Gallica

Adolphe Morillon,  Souvenirs de Saint-Nicolas, ou L'éducation au petit séminaire de Paris sous la direction de M. l'abbé Dupanloup… (1859)

“ On avait des quarts d'heure de paresse à l'étude; on avait des distractions à la prière; les plus ardents, saturés quelquefois de jeu et-de mouvement, perdaient des demi-heures entières de récréation; mais, sur le temps du sommeil, on ne perdait pas une minute. A peine posées sur l'oreiller, les têtes devenaient immobiles ; les yeux se fermaient, et les doux rêves de l'enfance venaient caresser tous ces fronts endormis. — Ah ! le bon et franc sommeil, avec le signe de la croix au front et la pensée de Dieu au cœur!. ”
Source : Gallica

Adolphe Morillon,  Souvenirs de Saint-Nicolas, ou L'éducation au petit séminaire de Paris sous la direction de M. l'abbé Dupanloup… (1859)

“ S'il était un suave et touchant spectacle, c'était celui de ces âmes tendres et sanctifiées s'ouvrant à la vie dans cette mystérieuse et divine initiation. Ils étaient doux à voir, ces fronts purs et recueillis ; ces yeux fermés à tout regard, et comme fixés intérieurement sur une seùle pensée ; ces lèvres bénies où la prière appelait et préparait la divine présence : plus doux encore, plus dignes d'un saint respect, quand, au retour de la cène sacrée, un rayon du soleil divin qui venait de se révéler à eux, monté de leur âme à leur visage, semblait leur imprimer une transfiguration céleste. ”
Source : Gallica

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