Résumé

Le livre du cinquantenaire (1844-1894… (1895)

Tandis qu'autrefois le savoir était réservé à une petite minorité, que l'instruction était subordonnée à des préoccupations d'un autre ordre, que l'éducation était l'œuvre exclusive du prêtre et du dogme ; aujourd'hui, c'est à l'école, à l'école laïque, et presque à elle seule, qu'il appartient d'être à la fois enseignante et éducatrice, de transformer l'enfant en homme, de lui apprendre à se conduire et à vivre ; c'est d'elle qu'il faut tout espérer, ou tout craindre. La
prestigieuse parole de Platon, que toute méchanceté est ignorance, va pouvoir enfin se vérifier ou se démentir.
Source : Gallica

Le livre du cinquantenaire (1844-1894… (1895)

Ce qu'il rencontre, en effet, d'autre que lui, et d'hostile à lui, dans les esprits ou les consciences, qu'est-ce autre chose que le résidu des enseignements antérieurs, que le résultat de l'instruction d'autrefois? Car une croyance ou une morale donnée se rapporte toujours à une conception donnée du monde, à un certain état de la science. La morale de chaque époque, tantôt plus, tantôt moins discordante, mais toujours en train d'évoluer, est ainsi un composé vivant des idées présentes et des idées passées, de la vérité d'hier et de celle d'aujourd'hui.
Source : Gallica

Le livre du cinquantenaire (1844-1894… (1895)

« Quoi qu'il en soit, l'esprit de progrès nettement limité dans son objet, telle a été, semble-t-il, durant ces cinquante années, la vraie force de Chaptal. Mais l'esprit de progrès ne produit tout son effet que s'il s'appuie sur la tradition ; on ne bâtit pas aisément en l'air. Je n'aurais donc garde d'oublier, comme l'une des causes de notre prospérité, le profond attachement du personnel enseignant au Collège, attachement qui a maintenu et maintiendra toujours intacte, je l'espère, la tradition « chaptalienne ».
Source : Gallica

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