Célestin Hippeau

Résumé

Célestin Hippeau L'instruction publique en Allemagne (1873)

C'est là que se trouve le noeud de la question qui, en Allemagne comme en France, divise les esprits au sujet de la réorganisation de l'enseignement secondaire.
Le principe dominant de notre société moderne est ce sentiment d'égalité qui tend de plus en plus à n'établir aucune distinction entre les différentes classes de la société, au point de vue de l'éducation. Un système d'enseignement public, ouvrant aux uns et fermant aux autres l'accès à toutes les fonctions et à toutes les carrières, lui est parfaitement antipathique.
Source : Gallica

Célestin Hippeau L'instruction publique en Allemagne (1873)

Malgré le soin avec lequel les maîtres de l'enfance s'attachent à lui inspirer de bonne heure le goût de la musique, ce goût ne serait pas une passion universelle, et un besoin général, le sentiment musical ne serait pas chez les Allemands une faculté naturelle, se développant sans travail et sans peine, si les germes jetés dans l'âme de l'enfant n'étaient pas puissamment développés par des institutions spéciales dans la jeunesse et dans l'âge mûr.
Source : Gallica

Célestin Hippeau L'instruction publique en Allemagne (1873)

C'est qu'il ne fallait pas que l'institeur se bornât à enseigner tant bien que mal à ses élèves les principes de la lecture. L'instituteur allemand enseigne à lire, à bien lire, mais il enseigne aussi, mais il fait aimer ce qu'il faut lire. Un choix de bonnes lectures faites dans les écoles dégoûtera pour jamais des mauvaises. Les livres utiles n'ont d'attrait que pour ceux qui les comprennent, et ce n'est pas en fi abaissant systématiquement le niveau de l'instruction populaire que l'on rendra possible la lecture des ouvrages de ce genre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature