Résumé

Charles Daniel Léon Ducoudray, recteur de l'école Sainte-Geneviève… (1893)

Il me semble, mon cher Edmond, que ton fils aîné est encore trop jeune pour que tu le soumettes au régime des auteurs classiques. Un enfant de six à huit ans ne doit avoir entre les mains qu'une histoire sainte, peut-être une grammaire française, les fables de La Fontaine, peu de livres en un mot. Tout le côté instructif de son éducation dépend, surtout à cet âge, du savoir-faire de son maître. Le savoir-faire, c'est beaucoup et presque tout pour assurer à l'enfant une instruction qui ne le fatigue ni par la monotonie, ni par l'abstraction. Tout dépend du maître, de son art, de son dévouement.
Source : Gallica

Charles Daniel Léon Ducoudray, recteur de l'école Sainte-Geneviève… (1893)

Et quand une vocation plus forte que la chair et le sang lui eut donné un cœur de père pour des enfants qui n'étaient pas nés de lui, sous la double inspiration de ses souvenirs de famille et des saints engagements qu'il avait contractés au pied des autels, il n'eut qu'une pensée, qu'une ambition, celle de procurer à ces chers enfants de son âme, qu'il engendrait à Jésus- Christ, la mâle et vivifiante culture à laquelle il s'estimait redevable de ce qu'il y avait de meilleur en lui et dont, mieux que personne, il sentait tout le prix.
Source : Gallica

Charles Daniel Léon Ducoudray, recteur de l'école Sainte-Geneviève… (1893)

Midi et demi était l'heure propice où tous les captifs se trouvaient dans leurs cellules. Les employés se montraient obligeants et empressés ; à la porte de la prison on les gratifiait d'une bonne aubaine, et, dans l'intérieur des cellules les invitait le plus gracieux accueil. Ils étaient eux-mêmes étonnés de sentir adouci leur triste rôle. A partir de ce moment, le P. Ducoudray eut donc la consolation de porter sur sa poitrine, comme sur un autel vivant, le Dieu de son cœur, son partage pour l'éternité.
Source : Gallica

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