Jules Claretie,
Madeleine Bertin (2e édition)
(1869)
“ Alors j'allais à pied, le coeur ulcéré, dans cette longue et triste rue que je n'ai jamais revue sans colère. — Étrange rue 202 MADELEINE BERTIN. que cette rue des Postes, jetée comme un recoin de Bruges entre la place du Panthéon et la fourmillante rue Mouffetard. Sa teinte grise, ses maisons mornes, ses fenêtres grillées, rappellent encore certaines ruelles cléricales des hauteurs de Fourvières. On se sent en pays contrit, les passants sont rares, baissent la tète et longent les murailles, comme des pauvres honteux. De petites vieilles se glissent de porte en porte, comme des larves. ”
