Gustave Kahn,
L'esthétique de la rue
(1901)
“ Dans une fête que nous raconterons un peu plus loin, une joyeuse entrée, celle de Louis XV à Strasbourg, les illuminations dureront cinq jours, mais ce sera un jour seulement et pas tout entier que la fontaine de vin coulera vers les loyaux sujets. Les joyeuses entrées, c'est, pour le peuple qui adore s'écraser tout près des pieds des chevaux, le cortège des cavaliers de fer, les plumes ondoyantes, la forêt des lances droites qui parle à son imagination, c'est le héros dans un char doré, ou sur un destrier ; que ce soit Louis XV ou Henri IV, la liesse est la même. ”
