Léandre Vaillat

Résumé

Léandre Vaillat Nouveau bouquet de France (1938)

La Rochecourbon se trouve près de Saint-Porchaire, où habitait sa sœur, à mi-chemin de Saintes et de Rochefort où l'on voit encore sa maison, meublée par lui avec un goût contestable. Amoureux de la nature, il allait rêver devant les grottes préhistoriques qui dominent le ruisseau et la nappe d'eau du Bouille-Bleu. C'est là qu'un soir d'été, à l'ombre des arbres, il rencontra la gitane par qui, dit-il, « le grand secret de la vie et de l'amour lui fut révélé ». Ce qui prouve, une fois de plus, que le goût n'est pas toujours compatible avec le génie.
Source : Gallica

Léandre Vaillat Nouveau bouquet de France (1938)

Voici les traces d'une voûte de casemate. Voici sourdre sous les herbes hautes, sous les céréales, la vibration du terrain dont Vauban a tiré parti ; à ce simple mouvement de terre, accentué par lui, on sent une volonté. Le Rhin coule quelque part, on ne le voit pas. Maquis, guêpier que ce fleuve glissant, invisible, entre les arbres, fluent au milieu des marais, en des bras où une armée ne saurait s'aventurer sans péril. Par-dessus le paysage, endormi, aux lignes émoussées, se profile au loin le contour des montagnes de la Forêt-Noire, toutes de lapis-lazuli...
Source : Gallica

Léandre Vaillat Nouveau bouquet de France (1938)

Les géographes délimitent l'Aunis par le contour d'un promontoire situé entre le marais poitevin et les marais de la petite Flandre, entre Sèvre Niortaise et Charente, et se soudant au Poitou par un isthme de craie. Les agriculteurs disent plus simplement que si la Saintonge vit sur le vin et l'eau-de-vie, l'Aunis vit sur le blé. Si je considérais le paysage comme l'expression plastique et pittoresque du sous-sol en surface, je le peindrais à la manière d'un tableau hollandais, avec l'aspect d'une étendue immense, aplatie sous un grand ciel chargé de nuées.
Source : Gallica

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