Charles Giraud,
Oeuvres mêlées de Saint-Évremond…
(1865)
“ Il n'y a pas un des dieux, en ces poëmes, qui ne cause aux hommes les plus grands malheurs, ou ne leur inspire les plus grands forfaits. Il n'y a rien de si condamnable ici-bas, qui ne s'exécute par leur ordre, ou ne s'autorise par leur exemple; et c'est une des choses qui a le plus contribué à former la secte des épicuriens, et à la maintenir. Epicure, Lucrèce, Pétrone, ont mieux aimé faire des dieux oisifs, qui jouissent de leur nature immortelle, dans un bienheureux repos, que de les voir agissant et funestement occupés à la ruine de la nôtre. ”
