Bernard Le Bouyer de Fontenelle,
Œuvres de Fontenelle/Tome III
“ La connaissance de l’avenir est d’Apollon, mais la manière de l’exprimer est de la prêtresse. Ce n’est pas la faute du musicien s’il ne peut pas se servir d’une lyre comme d’une flûte ; il faut qu’il s’accommode à l’instrument. Si la Pythie donnait ses oracles par écrit, dirions-nous qu’ils ne viendraient pas d’Apollon, parce qu’ils ne seraient pas d’une assez belle écriture ? L’âme de la Pythie, lorsqu’elle se vient joindre à Apollon, est comme une jeune fille à marier, qui ne sait encore rien, et est bien éloignée de savoir faire des vers. ”
