Diogène Laërce,
Vies et doctrines des philosophes de l’Antiquité
“ Je ne puis qu’approuver ton ardeur pour l’étude, d’autant plus que tu négliges ces connaissances vulgaires qui ne sont bonnes qu’à corrompre les mœurs, pour t’attacher à la vraie et solide instruction, celle qui a l’utilité pour but, à la philosophie. En dédaignant cette volupté si vantée qui énerve l’âme de tant de jeunes gens, tu montres que chez toi l’amour du bien n’est pas seulement un don de la nature, mais le fruit d’un libre choix. Un bon naturel, convenablement cultivé, arrive aisément, avec l’aide d’un maître vigilant et actif, à la possession de la vertu la plus parfaite. ”
