Ludovic Carrau, Revue des Deux Mondes
“ Et, au fond, Épicure n’avait-il pas raison ? L’essentiel n’est-il pas de retrancher de la divinité tout ce qui la déshonore : haine, jalousie, colère, caprices ; et quant à ses perfections, chacun ne les imagine-t-il pas, qu’il le veuille ou non, selon le degré de culture intellectuelle, esthétique, morale, auquel il est parvenu ? En sorte que, pratiquement, un Dieu à forme humaine et qui parle grec, mais ne fait de mal à personne, sera un meilleur idéal pour la conscience religieuse qu’un Dieu pur esprit, mais avide de vengeance et altéré de supplices ? ”
