Ludovic Carrau, Revue des Deux Mondes
“ Que des volontés surnaturelles gouvernent le monde, comment en douter, alors que la philosophie n’a pas encore montré qu’on peut rendre compte de toute la nature par le concours fortuit des atomes ? Et quant au ciel où roulent le soleil et la lune, où brillent les astres mélancoliques, où se forment ces torches errantes dans les ténèbres, et les nuées, et la neige, les vents, les foudres, la grêle, et ces frémissemens et ces grands murmures menaçans du tonnerre, — comment n’eût-il pas été, pour de pauvres mortels en proie à la terreur de l’inconnu, la demeure et le palais des dieux ? ”
