Droit de punir

Définition et enjeux

Edouard Teisseire La transportation pénale et la relégation d'après les lois des 30 mai 1854 et 27 mai 1885… (1893)

Le droit de punir, il se transforme pour la société en un devoir comme en un droit d'essayer d'amender, d'essayer de corriger, d'essayer d'enseigner la notion et le respect du droit des autres à l'égal de la notion et du respect de leur propre droit, à ceux ou qui ne les ont jamais connus ou qui, les ayant connusses ont oubliés. Quant à la peine, à son tour, idée et fait, elle disparaîtra; elle disparaîtra pour faire place à la recherche et à l'application du traitement le mieux approprié à l'état mental et moral du délinquant.
Source : Gallica

Nicolaĭ P. Demidoff Études politiques (Nouvelle édition… (1844)

DU DROIT DE PUNIR ET DES REGLES QUI LE GOUVERNENT.
La punition est la compensation du mal qui a été fait : elle constitue, avec les actes conservatoires et ceux de défense, l'obligation de protection ou de justice affectée au gouvernement. Dans l'état de sociabilité ou celui de l'état organisé, le droit de punir ou de se rendre justice ne peut exister chez aucun individu.
Source : Gallica

Pellegrino Rossi Traité de droit pénal : oeuvres complètes… (1872)

DROIT DE PUNIR, SON ORIGINE 1.
Un homme est accusé d'un crime, et traduit en justice. On administre franchement, loyalement les preuves de sa culpabilité, elles sont frappantes ; le crime est constaté, et son auteur condamné à une punition équitable. Ce jugement satisfait toutes les consciences ; il en obtient l'assentiment ; il l'obtient et il l'a obtenu en tout temps, en tout lieu.
Le jugement est légitime, la condamnation est juste. Voilà deux points sur lesquels le genre humain est d'accord. Il ne demande pas de titres au pouvoir social qui punit
Source : Gallica

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