Résumé

Luigi Lucchini Le droit pénal et les nouvelles théories (1892)

Est-ce que le délit n'existe pas également, est-ce qu'il n'entraîne pas les mêmes responsabilités, lorsqu'il est commis au préjudice d'un individu déshonnête? Est-ce que beaucoup d'actes qui constituent un délit ne sont pas soit au point de vue objectif, soit au point de vue subjectif, d'une nature telle, qu'ils ne supposent pas la méchanceté ni la scélératesse de celui qui s'en rend coupable ? Est-ce qu'enfin le but des dispositions comminatoires de la peine est uniquement d'arrêter sur la pente du crime les individus pervers ?
Source : Gallica

Luigi Lucchini Le droit pénal et les nouvelles théories (1892)

Tout inculpé, à leurs yeux, est un coupable ; les règles destinées à le protéger ne sont donc pour eux que le produit d'un individualisme maladif, et, par là même, ils ne voient dans le ministère de la défense qu'un intérêt absolument privé, spécial au criminel, et complètement étranger à la société. L'esprit toujours troublé par le feu sacré de la défense sociale, ils ne voudraient voir, pauvres myopes ! dans les institutions civiles, administratives et économiques que des remparts contre la criminalité ; ils n'aperçoivent, dans tous les citoyens, que des fous ou des malfaiteurs.
Source : Gallica

Luigi Lucchini Le droit pénal et les nouvelles théories (1892)

L'Etat ne constitue pas une société d'assurances contre la criminalité à l'instar d'une société d'assurances contre la grêle ou contre l'incendie. Si les hommes se sont associés et organisés politiquement, ce n'est pas sous la seule préoccupation du délit, ce n'est pas qu'ils aient, à toute heure, à toute minute, sous les yeux le fantôme d'un assassin ou d'un voleur se disposante leur demander la bourse ou la vie.
Source : Gallica

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