Henri Donnedieu de Vabres,
La justice pénale d'aujourd'hui…
(1948)
“ Alléguer que la peine de mort est injuste parce que, ne comportant pas de mesure, elle n'assure aucune proportionnalité du châtiment à la faute ; qu'elle est injuste aussi parce qu'infligeant un mal sans remède elle ne peut être suivie, au cas d'erreur judiciaire, d'aucune réparation : c'est, sans doute, exprimer la vérité. Mais cet argument, comme le premier, prouve trop. Sauf des différences de degré, les défauts qu'on dénonce sont inhérents à toutes les peines. Aucune sanction humaine n'est exactement proportionnée à la faute morale, qu'il ne dépend pas des hommes de mesurer. ”
