Résumé

Portrait de Adrien Laborde Adrien Laborde Cours de droit criminel, conforme aux programmes universitaires… (1898)

Faut-il conclure de là que cette preuve sera toujours possible ? Non certainement ; le bon sens indique la nécessité d'une distinction entre l'ignorance excusable et l'ignorance inexcusable. Toute infraction, en effet, suppose une faute : il n'y a pas de délit nécessaire. L'ignorance de la loi pénale est une faute quand elle est inexcusable ; elle laisse donc subsister l'imputabilité. Il n'en est pas de même de l'ignorance excusable, du moins quand l'excuse qu'on invoque est l'impossibilité matérielle où l'on a été de connaître la loi pénale.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Laborde Adrien Laborde Cours de droit criminel, conforme aux programmes universitaires… (1891)

Le Droit criminel abstrait ne s'occupe que de ces derniers et ne retient encore parmi eux que ceux dont la violation mettrait en péril la société. La confusion que nous combattons aurait enfin un dangereux résultat : comme le progrès pour la législation consiste à se rapprocher de plus en plus du Droit abstrait, si le Droit criminel abstrait se confond avec la morale, les efforts du législateur devront tendre à incriminer tous les faits immoraux, même ceux dont la répression n'intéresse pas l'ordre public.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Laborde Adrien Laborde Cours de droit criminel, conforme aux programmes universitaires… (1891)

La division des actes punissables en crimes, délits et contraventions, division tirée du fait matériel et arbitraire de la peine, révèle à elle seule, ce nous semble, l'esprit du Code et du législateur. C'est dire au public : ne vous embarrassez pas d'examiner la nature intrinsèque des actions humaines ; regardez le pouvoir : fait-il couper la tète à un homme, concluez-en ce que cet homme est un grand scélérat.
Source : Gallica

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