Joseph-François-Louis Massabiau

Résumé

Joseph-François-Louis Massabiau Manuel du ministère public près les cours d'appel… (1876)

Rien ne peut nuire davantage à une accusation qu'un langage plein d'emportement et de violence. Il faut présenter les faits dans leur simplicité et dans une parfaite conformité avec les dépositions des témoins, en tirer les conséquences logiques qui se présentent naturellement et sans effort à l'esprit, se bien garder d'y ajouter aucune circonstance incriminante ou odieuse qui ne serait pas ressortie des débats, écarter toutes les inductions forcées qui ne rencontreraient que des convictions rebelles, et se tenir toujours dans les voies de la raison et de la vérité.
Source : Gallica

Joseph-François-Louis Massabiau Manuel du ministère public près les cours d'appel… (1856-1857)

Participer sciemment à un fait coupable, c'est s'en rendre complice, et les complices d'un crime ou d'un délit sont, en général, punis des mêmes peines que les auteurs de ce crime ou de ce délit, sauf les cas où la loi en a disposé autrement. (C.
pén. 59.) Mais il n'y a pas de complicité si la participation à un fait coupable n'a pas eu lieu sciemment, car il n'y a d'action criminelle que celle qui réunit le fait et l'intention.
Ainsi, celui qui a prêté une arme ou un instrument par le moyen duquel a été commis un homicide involontaire ne saurait être déclaré complice de ce délit.
Source : Gallica

Joseph-François-Louis Massabiau Manuel du ministère public près les cours d'appel… (1856-1857)

La suppression des chambres du conseil en matière criminelle et leur remplacement par le juge d'instruction nous paraissent une mesure regrettable en ce qu'elle remet à un seul magistrat le pouvoir de résoudre des questions souvent difficiles et toujours importantes, et qu'elle peut donner lieu, entre le juge d'instruction et le ministère public, soit à de fréquents conflits que la chambre du conseil, officieusement consultée, savait presque toujours écarter, soit à une influence habituelle de l'un sur l'autre qui, à la longue, absorbera l'autorité morale de l'un de ces magistrats.
Source : Gallica

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