Pierre Sarraute, Manuel théorique et pratique du juge d'instruction… (1890)
“ Un crime vient d'être commis, dit pompeusement Desclozeaux, le sang coule encore ; la victime n'a peut-être pas perdu la vie; le criminel est livré à ces premières angoisses de l'âme qui, plus poignantes que les autres, laissent quelquefois échapper l'aveu; les lieux sont dans l'état où une lutte désespérée les a mis. Il faut que les derniers soupirs de la victime et les premiers remords du coupable soient interrogés ; il faut demander aux lieux mêmes s'ils ont vu le crime. Le juge d'instruction arrive ; il apparaît comme la justice vengeresse aux yeux de l'assassin épouvanté. ”
