Charles Martin, La détention préventive et la liberté provisoire… (1935)
“ S'il insiste et formule sa demande par écrit, le juge répondra par une ordonnance motivée qui, dans la plupart des cas, sera confirmée par la Chambre d'accusation. Mais si cet inculpé ne dit rien, s'il se résigne, s'il souffre en silence, il ne trouve dans la loi aucune protection contre l'inaction de son juge. Le pouvoir du juge d'instruction n'a pas de contrôle nécessaire, de contrôle opérant mécaniquement en quelque sorte et sans que l'inculpé ait à prendre aucune initiative et c'est en ce sens que l'on peut parler de la souveraineté absolue du juge d'instruction. ”
