Faustin Hélie

Faustin Hélie

Résumé

Portrait de Faustin Hélie Faustin Hélie Traité de l'instruction criminelle… (1866-1867)

A la vérité, il est possible que le prévenu, soit de lui-même, soit pressé par les questions du juge, fasse des aveux ou tombe dans des contradictions qui compromettent sa défense. Mais le respect de la défense doit-il aller jusqu'à refuser d'entendre les aveux spontanés et volontaires du prévenu ou les allégations évidemment mensongères où il se laisse entraîner? Ne faut-il pas prendre garde que l'intérêt de la répression des crimes, l'un des plus grands intérêts de la société, commande l'emploi de tous les moyens d'instruction qui ne sont contraires ni à la morale ni aux droits des citoyens
Source : Gallica

Portrait de Faustin Hélie Faustin Hélie Traité de l'instruction criminelle… (1866-1867)

Comment alors régler la double compétence de la police administrative et de la police judiciaire? Comment indiquer les cas où l'une et l'autre doivent se transporter sur les lieux? La règle doit être celle-ci : si la cause de la mort est évidemment accidentelle, la police administrative peut agir seule; si un soupçon quelconque plane sur la cause de la mort, si cette mort ne s'explique pas complètement comme accidentelle, si quelque indice, quelque léger qu'il soit, fait naître un doute, c'est à la police judiciaire, c'est au juge d'instruction qu'il appartient de procéder à la vérification.
Source : Gallica

Portrait de Faustin Hélie Faustin Hélie Traité de l'instruction criminelle… (1866-1867)

Si l'accusation est admise, une nouvelle procédure commence,
un nouveau principe se développe : l'information, jusque-là faite par voie d'enquête, se transforme et se poursuit par voie d'accusation. Tous les procès-verbaux s'effacent; la procédure est exclusivement orale, et ce n'est que dans le débat de l'audience que le juge puise les éléments de sa conviction. L'accusé sur lequel pesait tout à l'heure la présomption de culpabilité se trouve protégé par une présomption d'innocence. C'est à l'accusation à faire la preuve, et la défense peut la débattre.
Source : Gallica

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