Résumé

Albert Jugue Le commissaire du gouvernement près les tribunaux militaires en temps de paix… (1936)

Or c'est, estimons-nous, parmi les officiers ayant le plus aimé ce rôle et cette vie, et en particulier parmi les officiers provenant des armes — de préférence à ceux des services — qu'on trouvera, s'ils veulent bien se plier à leur travail nouveau, les meilleurs éléments : le métier de juge d'instruction et celui de commissaire du gouvernement exigent avant tout des qualités de connaissance de l'homme en général et des militaires en particulier ; on n'acquiert cette connaissance qu'en partageant pendant plusieurs années la vie, les souffrances et les joies de la troupe.
Source : Gallica

Albert Jugue Le commissaire du gouvernement près les tribunaux militaires en temps de paix… (1936)

Avec le principe de la légalité des délits et des peines, on comprend l'importance de la qualification qui est réglée, en dernière analyse, par la Chambre criminelle de la Cour de Cassation. C'est donc le droit pénal tout entier qui est engagé dans les questions de qualification ». On ne peut pas, croyons-nous, demander au commissaire du gouvernement de reproduire les erreurs juridiques que le général, très excusable de ne pas avoir « la connaissance complète de la législation pénale », commettra parfois.
Source : Gallica

Albert Jugue Le commissaire du gouvernement près les tribunaux militaires en temps de paix… (1936)

Le juge d'instruction militaire peut rendre, avons-nous vu, une ordonnance d'incompétence ; la Chambre des mises en accusation au contraire ne peut pas rendre un arrêt d'incompétence : elle renvoie l'inculpé devant la juridiction qu'elle estime compétente quelle que soit cette juridiction ; mais s'il s'agit de prononcer le renvoi devant une Cour d'assises, un tribunal correctionnel ou un tribunal de simple police, le conseiller militaire devra naturellement être remplacé auparavant par un conseiller civil.
Source : Gallica

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